Agathe est volontaire dans une ONG au Cambodge

Volontaire dans une ONG au Cambodge, Agathe nous livre son expérience. Elle nous raconte ses préparatifs, comment elle a trouvé cette ONG et ce qu’elle fait actuellement.

Qui es tu?

Je m’appelle Agathe, j’ai 27 ans. J’ai vécu à Bordeaux pendant les 20 premières années de ma vie puis je suis partie un an à Bristol, en Angleterre, pour valider ma licence d’anglais. Je me suis ensuite installée 6 ans à Paris pour finir mes études de communication et commencer à travailler. J’ai été chargée de communication pour une grosse entreprise de BTP pendant 5 ans, d’abord en communication interne puis externe.

Niveau loisirs je suis une grande lectrice, à Paris j’avais pour habitude d’aller régulièrement au théâtre ou voir des expos ! J’aime aussi cuisiner, bien manger et découvrir de nouveaux endroits à pied ou à vélo.

Pourquoi as-tu voulu quitter le France et pourquoi avoir choisi le Cambodge ?

Depuis que j’ai vécu en Angleterre, j’ai toujours voulu repartir à l’étranger. Au début j’ai postulé pour une expatriation auprès de mon entreprise mais les perspectives étaient limitées. Comme j’avais également envie de changer de secteur d’activité, j’ai fait d’une pierre deux coups en partant avec une ONG.

Je n’ai pas vraiment choisi, j’avais choisi surtout une ONG au Cambodge dans laquelle j’avais confiance et qui œuvrait en Asie du sud-est. Comme c’était une région que je ne connaissais pas du tout, j’étais open pour aller dans n’importe quel pays d’intervention, pour moi c’était plutôt la nature de la mission qui était importante.

L’ONG avec laquelle je suis, agit dans 7 pays du sud, c’est pourquoi je n’ai pas choisi mon pays d’arrivée. L’association aurait pu me donner une mission en Birmanie, aux Philippines, en Thaïlande etc.

Quand es-tu parti? Comment t’es-tu préparé?

Je suis partie fin août 2019. L’avantage du statut de VSI, c’est que l’ONG au Cambodge qui envoie les volontaires doit dispenser une formation qui permet d’en savoir beaucoup sur le pays d’accueil, les différences culturelles etc… J’ai aussi lu des guides, vu quelques films et discuté avec des gens qui y avaient été etc…

Autre avantage du VSI, ce sont eux qui prennent en charge les démarches administratives, les modalités de VISA et d’assurance. C’est une grosse aide !

Comment s’est passé ton premier mois?

J’ai eu la chance d’être accueillie par une autre volontaire qui connaissait très bien la ville puisqu’elle était en mission depuis une dizaine de mois. Je ne connaissais pas la volontaire qui m’a accueillie, la fille que je remplaçais m’avait donné son numéro pour que je ne sois pas trop paumée à l’arrivée Elle m’a présentée mon quartier qui n’est pas le plus sympa de Phnom Penh mais bon… J’ai découvert le reste de la ville par moi-même en me baladant et en testant des restaurants.

Les deux premiers jours j’étais seule dans mon foyer donc c’était assez sinistre puis certains étudiants sont arrivés. Je me suis assez vite adaptée je pense, au début j’étais beaucoup dans une posture d’observation vis-à-vis des khmers pour comprendre comment ils fonctionnaient, quels étaient les codes etc… J’ai pris quelques cours de khmer mais c’est une langue très difficile et j’avoue que mon niveau n’est pas terrible. Pour le boulot ça a été très dense assez rapidement, la mission est très exigeante et encore aujourd’hui je suis très souvent sous l’eau. Le rythme est difficile à trouver car on travaille les weekends et jours fériés souvent.

ONG au Cambodge
ONG au Cambodge

Où es-tu actuellement? Et comment as-tu intégré l’ONG au Cambodge?

Aujourd’hui, je suis à Phnom Penh, au Cambodge, depuis 6 mois avec un statut de VSI (Volontariat de Solidarité Internationale). Je suis chargée de l’orientation professionnelle dans un Centre Scolaire dédié aux étudiants défavorisés venus des provinces pauvres du Cambodge. Mon rôle est de créer des liens avec des entreprises pour proposer aux étudiants d’y faire leur stage ou d’y trouver leur premier travail, donner des outils méthodologiques aux étudiants pour qu’ils réussissent leurs études, organiser des cours et des conférences… Je suis également responsable de foyer c’est-à-dire que je vis avec les étudiants de 1ère année. Honnêtement c’est l’un des aspects les plus sympas de la mission car je vis des moments privilégiés avec eux.

Je connaissais déjà Enfants du Mékong car je suis moi-même marraine d’un jeune qui vit en Birmanie, j’ai postulé sur le site en février 2019 et deux jours après ils souhaitaient me rencontrer. Il y a eu un premier entretien RH puis un entretien avec une psychologue et le directeur adjoint, enfin, il y a eu une journée de discernement qui réunit tous les postulants pour une session d’introspection.

Pour l’ONG je connaissais par des proches et j’ai choisi car ils étaient soutenus par mon ancienne entreprise donc j’avais pu voir tout ce qu’elle faisait.

ONG au Cambodge
ONG au Cambodge

Que vas-tu faire dans les prochain mois? Prévois-tu un retour en France?

C’est exactement la question que je suis en train de me poser. La mission nous engage sur un an mais on peut choisir de la renouveler une nouvelle année et j’avoue que je suis assez tentée ; j’adore le Cambodge, j’aime beaucoup ce que je fais au quotidien. Si ce n’est pas le cas, je ne me ferme aucune porte : continuer à vivre à l’étranger me plairait beaucoup mais j’envisage aussi le retour en France comme une possibilité. Pour l’heure mon choix n’est pas encore fait, je sais juste que je ferai nécessairement un passage en France en septembre car j’ai le mariage d’une très bonne amie !

Site du gouvernement français pour le Cambodge

https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays-destination/cambodge/

Ces français qui ont quittés la France

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